Seulement aux États-Unis, chaque année, près de 700,000 tonnes de polystyrène trouvent son chemin vers les cours d'eau pour y survivre pendant environ 200 ans. Une fois dans l'océan, les débris se brisent et se mélangent aux autres détritus dans un bouillon qui dérive jusqu'à former de grands dépotoirs flottants où l'on peut retrouver jusqu'à 6 kilogramme de plastiques par kg de plancton.(1) Inutile de détailler les effets de cette mixture sur la faune marine.

Tortue étouffée par un sac de plastique
Déchets de plastique flottants
Tortue distordue par un anneau de plastique

Et le polystyrène n'est que la pointe de l'iceberg. Les sacs plastiques avec lesquels les mammifères marins et les amphibiens s'étouffent en les confondant avec des méduses. Le fil à pêche et les systèmes de retenue des cannettes qui deviennent des pièges mortels. Le verre cassé qui blesse les animaux et les humains...

La liste serait très longue et les raisons ne manquent pas pour ramasser ces déchets avant qu'ils fassent leur oeuvre de destruction silencieuse. Mais d'abord, n'y a-t-il pas une raison qui devrait primer toutes les autres? Il s'agit de notre rapport à l'environnement. Dans le même esprit que M. David Suzuki, nous croyons que nous avons l'obligation d'accorder un caractère sacré à ce rapport, car il en va de la survie de l'espèce.


(1) Source : The Gazette, The Styrofoam Dilemma, 7 mars 2009, page B1